Contribution n°16 (Web)
Déposée le 26 mai 2026 à 12h25
Contribution n°15 (Web)
Déposée le 26 mai 2026 à 09h16
L'UVE projetée devrait permettre de réduire les flux de polluants émis d'un facteur 2 à 10 en comparaison avec ceux autorisés pour l'UVE actuelle. Les rejets atmosphériques seront contrôlés en continu ou de façon périodique sur site. La surveillance de la qualité de l’air dans l'environnement sera poursuivie au niveau des deux stations de mesure historiques, placées dans l'axe des vents dominants, afin d'analyser l'impact de la nouvelle UVE, par comparaison avec les données précédentes. De même, le suivi actuel de la qualité du sol et des lichens dans un périmètre rapproché sera poursuivi. La possibilité de compléter cette surveillance les premières années de fonctionnement, sur de nouveaux emplacements judicieusement répartis, mériterait d'être étudiée afin, le cas échéant, de conforter l'absence de risque sanitaire pour les riverains, au regard de leur exposition et de la sensibilité du sujet.
L'étude des dangers indique que des effets de surpression, significatifs pour la vie humaine, peuvent être atteints en dehors de l'emprise du site pour un certain nombre de scénarios d'accidents, en particulier en cas d'éclatement de l'un des ballons d'eau de la chaudière de récupération de l'UVE. Les effets de bris de vitre peuvent quant-à-eux se ressentir jusque dans un périmètre de 260 mètres autour des ballons d'eau pour ce même scénario, ou dans un périmètre de 201 mètres en cas d'explosion interne des fours. Des barrières de sécurité sont prévues afin de réduire la probabilité d'occurrence de ces effets, tout comme sont prévues des mesures de maîtrise des risques (MMR) potentielles. Aussi, il importe que ces différentes barrières et mesures soient régulièrement vérifiées, testées et maintenues en état de fonctionnement afin de garantir la protection des riverains.
L'annexe 6 de l'étude des dangers présente les besoins en rétention des eaux d'extinction d'incendie en fonction des différents scénarios identifiés. Néanmoins, il aurait été intéressant de pouvoir disposer des plans permettant de localiser la ou les zones de rétention associée(s) à chaque scénario, ainsi que les réseaux concernés.
Bien que les barrières de sécurité et MMR potentielles permettent de rendre les scénarios l’origine d'incendie extrêmement peu probables, l'analyse de la toxicité des fumées engendrées, leur dispersion atmosphérique dans les conditions les plus défavorables et leur impact, en particulier sur les populations voisines, ne sont pas présentés.
Contribution n°14 (Web)
Déposée le 18 mai 2026 à 18h50
Cependant, sachant cela, il a été développé tout un nouvel habitat sur les terrains avoisinants, précédemment beaucoup moins peuplés.
Je trouve normal que Toulouse ait l'incinérateur sur sa commune et non "refilé" à une autre commune -moins puissante- de la métropole, mais anormal et amoral de ne pas savoir résister à bâtir tout autour.
La commune de Toulouse, comme toutes les autres communes, doit/devrait avoir des zones exemptes de bâti, sinon cela renforce l'impression que la ville appartiendrait à un petit cénacle.
Contribution n°13 (Web)
Déposée le 15 mai 2026 à 15h02
Contribution n°12 (Web)
Déposée le 15 mai 2026 à 12h03
Contribution n°11 (Web)
Déposée le 5 mai 2026 à 16h58
Réponse apportée
Bonjour,
Merci pour votre question.
Concernant l'indépendance des études, le DDAE sur le projet de nouvelle UVE comprend une étude sanitaire réalisée par un bureau d'études indépendant, Ispira (document B4). Cette étude tient compte de la présence des riverains, notamment des habitations et établissements scolaires. Ces éléments sont en effet intégrés dans les modélisations réalisées (distance, temps passé).
Cette étude est de plus instruite par les services de l'Etat.
Cette étude est réalisée dans le cadre du projet pour garantir le respect des normes fixées par la réglementation en vigueur. Elle est établie selon la méthodologie définie par les guides nationaux, elle tient compte de l'état actuel de l'environnement et des émissions prévues de la future installation. Les résultats ont abouti à la conclusion que les concentrations de polluants seront significativement inférieures aux valeurs toxicologiques de références (au moins 25 fois inférieures).
Concernant la qualité de l'air au niveau du collège St Simon et de l'école Georges Bastide en lien avec le fonctionnement de l'UVE actuelle, suite aux demandes des associations des parents d'élèves lors de la concertation, Decoset a missionné ATMO Occitanie (l'Observatoire agréé pour assurer la surveillance de la qualité de l’air sur le territoire de la région Occitanie ) pour disposer pendant plusieurs semaines des stations mobiles d'analyses de la qualité de l'air dans l'enceintes du collège Saint-Simon en 2024 et de l'école primaire Georges Bastide en 2025.
Les résultats de ces deux campagnes de mesure montrent des concentrations dans l'air comparables à celles du reste de l'environnement urbain dans lequel il s'inscrit. Ces résultats sont consultables en ligne :
> école Georges Bastide >https://www.atmo-occitanie.org/evaluation-de-la-qualite-de-lair-dans-lenvironnement-de-la-setmi-campagne-lecole-georges-bastide
> collège Saint Simon > https://www.atmo-occitanie.org/incinerateur-du-mirail-toulouse-evaluation-de-la-qualite-de-lair-campagne-au-college-saint-simon
Contribution n°10 (Web)
Déposée le 4 mai 2026 à 12h55
Je suis bien évidement opposé à ce projet car à ce stade ce n'est qu'une continuité à réaliser les choses dans le mauvais sens et nuire à la mise en place d'actions urgentes.
Par ailleurs, la formulation de "valorisation énergétique" est trompeuse. Avant toutes choses il faut :
1 Réduire les déchets et la surconsommation d'énergies. A ce jour, rien ou très très peu est entrepris par la Métropole. Quelques exemples ? 1- Usage "confidentiel" des collecteurs de biodéchets qui en plus ont été implantés plusieurs mois après la deadline d'installation légale. 2 - Collectes de déchets ménagers et de tri souillant les rues, maltraitant les matériels, pas d'éco-conduites ce qui entraine à la fois un gaspillage d'énergie mais aussi des pollutions qu'elles soient de l'air, des sols ou mêmes sonores. 3 - La modification de la collecte des Déchets Verts était nécessaire mais le résultat est bien pire. Chaque camion a été remplacé par des dizaines de voiture, du temps perdu... Un autre modèle est possible !
2 - Ré-employer
3 - Recycler
4 - Détruire en ultime recours, ce que vous appelez "valorisation énergétique"... On aura aussi moins besoin d'énergie si les 3 étapes précédentes sont réalisées.
C'est donc NON à ce projet à l'état d'esprit ultra conservateur sur un modèle climaticide comme si les alarmes et solutions n'étaient pas légions depuis le Club de Rome.
Réponse apportée
Bonjour,
Merci pour votre contribution.
Vous soulevez des enjeux importants notamment la réduction des déchets, le réemploi et le recyclage qui constituent en effet des priorités dans les politiques publiques actuelles.
Evoneo, en tant que délégataire et exploitant, s'inscrit dans le cadre des orientations fixées par Decoset.
Sur ce point, il est important de préciser que le projet de nouvelle UVE ne se substitue donc pas à ces démarches.
En outre Decoset a dimensionné l'UVE en tenant compte des évolutions des pratiques (prévention, tri à la source ..) et de l'évolution de la population du Territoire.
La hiérarchie des modes de traitement des déchets est bien celle que vous mentionnez :
0- éviter 1- réemployer 2- recycler 3- Traiter autrement les déchets non recyclables, notamment via la valorisation énergétique 4- Éliminer (enfouir)
Concernant les politiques de prévention mises en oeuvre par Decoset :
Dans le cadre de son schéma stratégique 2023‑2040, Decoset a impulsé un travail de mise en cohérence et de coordination des politiques de prévention des déchets des EPCI adhérents, sans se substituer à leurs compétences propres. Une Charte de réduction des déchets initiée par Decoset, a été signée en 2025 par les 8 EPCI et Decoset, qui s'engagent sur une trajectoire de réduction des Déchets Ménagers et Assimilés de -20% entre 2010 et 2030. Cette réduction va au-delà des -15% fixés par la loi AGEC.
Concernant spécifiquement la politique de la Métropole en matière de biodéchets :
Toulouse Métropole a engagé le déploiement des bornes de collecte des déchets alimentaires et indique qu'il est en phase de généralisation. Après une période d’expérimentation entre 2023 et 2024, le déploiement à grande échelle a démarré en mai 2025 sur l’ensemble du territoire métropolitain, avec environ 300 bornes installées à ce jour.
Concernant l'adéquation du projet :
Malgré les efforts engagés et à venir en matière de prévention et de tri des déchets, il subsiste une part de déchets qui ne sont pas ou ne peuvent pas être recyclés. L'UVE permet de valoriser (point 3) cette part des déchets, et ainsi d'éviter leur enfouissement (4).
Le projet de nouvelle UVE de Toulouse vise à adapter l'équipement à cette réalité avec notamment une capacité réduite par rapport à l'installation actuelle (baisse de 27%).
Concernant la notion de "valorisation énergétique", elle correspond au fait que l'énergie issue du traitement des déchets est récupérée et utilisée localement notamment pour alimenter des réseaux de chaleur, produire de l'électricité et ainsi limiter le recours à des énergies fossiles.
Contribution n°9 (Web)
Déposée le 29 avril 2026 à 13h34
A proximité de l'UVE, il y a écoles, collège, terrain de sport, jardins partagés, habitations...
Pourquoi la reconstruire au même endroit?
Il y a beaucoup de questionnement sur les effets sur la santé, je m'en pose également.
Bref j'aurai préféré que l'UVE soit reconstruite dans une zone moins peuplé
Réponse apportée
Bonjour,
Merci pour votre contribution.
Concernant le volet sanitaire:
Une étude dédiée a bien été réalisée dans le cadre du projet pour garantir le respect des normes fixées par la réglementation en vigueur. Elle a été conduite par un bureau d'études spécialisé et indépendant (Ispira) et correspond au document B4 du Dossier de Demande d'Autorisation Environnementale (DDAE). Cette étude sanitaire est établie selon la méthodologie définie par les guides nationaux, elle tient compte de l'état actuel de l'environnement et des émissions prévues de la future installation. Les résultats ont abouti à des concentrations de polluants significativement inférieures aux valeurs toxicologiques de références (au moins 25 fois inférieur).
Concernant le choix de reconstruire l'UVE sur le site actuel:
Cette question a été largement étudiée et débattue lors des phases de concertation. En amont de la concertation préalable, le rapport de présentation établi par Decoset avait analysé une vingtaine de sites potentiels et mis en évidence les avantages du site actuel. Suite à la demande de certaines associations de préciser cette analyse, Decoset a toutefois fait le choix d’approfondir encore l’étude de localisation de l'UVE.
Une démarche originale de coconstruction a ainsi été menée avec le comité de pilotage de la concertation continue. Un cabinet expert indépendant a été mandaté pour analyser environ quarante sites, sur et hors du territoire de Decoset. Les sites ont été évalués selon plusieurs critères : santé et cadre de vie, environnement et risques, faisabilité technique et économique, urbanisme et artificialisation des sols. Cette analyse a été complétée par une étude qualitative en intégrant les contributions issues de la concertation, les délais de réalisation, le risque de non-aboutissement, la compatibilité avec les usages existants et prévus et les enjeux de continuité du service public. Elle a fait l'objet d'un rapport de 150 pages.
C'est en tenant compte de l'ensemble de ces éléments que les élus de DECOSET ont retenu la solution de reconstruction de l'UVE sur le site existant.
Ce point est abordé au chapitre 4.7-Choix de la localisation page 345 de l'étude d'impact (document B2).
Contribution n°8 (Web)
Déposée le 21 avril 2026 à 13h19
Contribution n°7 (Web)
Déposée le 21 avril 2026 à 07h43
Je m’inquiète que les impacts sanitaires de cet incinérateur sur les populations humaines, animales et sur les fruits légumes cultivés aux alentours, y’a t’il eu des études de faites ? Les résultats sont ils consultables?
Merci
Réponse apportée
Bonjour, merci pour votre question. Une étude sanitaire a bien été réalisée dans le cadre du projet. Elle a été conduite par un bureau d'études spécialisé et indépendant (Ispira). Elle correspond au document B4 du Dossier de Demande d'Autorisation Environnementale (DDAE). Cette étude sanitaire est établie selon la méthodologie définie par les guides nationaux, elle tient compte de l'état actuel de l'environnement et des émissions liées au projet. L'impact de l'UVE sur la santé des populations dépend de la nature des rejets en cheminée et de leur dispersion dans l'environnement. Ainsi, Il est important de préciser que les performances de la future UVE seront nettement améliorées par rapport à l'actuelle installation, avec une forme baisse des émissions (cf page 30 du document A2 : -75% sur les NOx, -85% sur les SO2, -75% sur le HCl, -85% sur les dioxines).
Des modélisations des émissions ont été réalisées et sont notamment présentées en pages 56 et 57 du document B4. Les distances d'effets sur les concentrations dans l'air sont fonction des composés étudiés et varient de quelques centaines de mètres à moins de 3 km pour des concentrations très faibles.
Les résultats ont abouti à des concentrations de polluants significativement inférieures aux valeurs toxicologiques de références (au moins 25 fois inférieur).
De plus, l'étude a pris en compte l'occupation des terrains autour du site et notamment la présence de potagers (page 24). Au vu de ces éléments et des substances émises, l'exposition par ingestion (fruits, légumes, productions animales) a bien été prise en compte dans l'étude (cf schéma conceptuel page 30). L'étude a tenu compte des données existantes, notamment de l'étude menée par l'Agence Régionale de la Santé (ARS) sur la contamination d'oeufs de poules (page 35).