Contribution n°19 (Web)
Déposée le 4 juin 2026 à 17h31
Merci pour votre réponse à ma contribution précédente. J'avais bien lu les pages du "rapport du maitre d'ouvrage à l'issue de la concertation préalable" auxquelles vous faites référence. Je me permets donc de préciser davantage mes questions concernant le tableau page 110 :
- Comment avez-vous calculé les chiffres "Collectivités 31" ? Quelles sont les hypothèses de réduction ?
- Quels sont les chiffres exacts des projections INSEE pour le nombre d'habitants ? Pouvez-vous nous indiquer la page où retrouver les chiffres utilisés ?
- Pourquoi partez-vous sur 6 000 tonnes de DASRI en 2050 ? Comment expliquez vous cette hypothèse ?
Par ailleurs, ces documents ne sont pas toujours aisés à décrypter car on doit souvent deviner les unités de mesure dans les différents tableaux, qui ne sont pas toujours indiquées.
En vous remerciant,
Contribution n°18 (Web)
Déposée le 4 juin 2026 à 15h43
Pouvez-vous nous fournir les éléments permettant de dire que le chauffage issu du réseau de chaleur est réellement moins cher que le gaz si on prend en compte l'ensemble des coûts notamment l'installation d'usines de production de chaleur ?
Par ailleurs, comment garantir le fonctionnement de ce réseau de chaleur si on parvient à réduire les déchets drastiquement ces prochaines années (comme on est censés le faire) ? N'y a-t-il pas un risque de conflit d'intérêt entre "réduire les déchets" et "alimenter l'incinérateur" ?
Devrez-vous payer des amendes à Evoneo si vous ne leur apportez pas assez de matière ? Qu'est-il prévu dans le contrat à ce sujet ?
Merci
Contribution n°17 (Web)
Déposée le 2 juin 2026 à 21h00
Merci.
Contribution n°16 (Web)
Déposée le 26 mai 2026 à 12h25
Contribution n°15 (Web)
Déposée le 26 mai 2026 à 09h16
L'UVE projetée devrait permettre de réduire les flux de polluants émis d'un facteur 2 à 10 en comparaison avec ceux autorisés pour l'UVE actuelle. Les rejets atmosphériques seront contrôlés en continu ou de façon périodique sur site. La surveillance de la qualité de l’air dans l'environnement sera poursuivie au niveau des deux stations de mesure historiques, placées dans l'axe des vents dominants, afin d'analyser l'impact de la nouvelle UVE, par comparaison avec les données précédentes. De même, le suivi actuel de la qualité du sol et des lichens dans un périmètre rapproché sera poursuivi. La possibilité de compléter cette surveillance les premières années de fonctionnement, sur de nouveaux emplacements judicieusement répartis, mériterait d'être étudiée afin, le cas échéant, de conforter l'absence de risque sanitaire pour les riverains, au regard de leur exposition et de la sensibilité du sujet.
L'étude des dangers indique que des effets de surpression, significatifs pour la vie humaine, peuvent être atteints en dehors de l'emprise du site pour un certain nombre de scénarios d'accidents, en particulier en cas d'éclatement de l'un des ballons d'eau de la chaudière de récupération de l'UVE. Les effets de bris de vitre peuvent quant-à-eux se ressentir jusque dans un périmètre de 260 mètres autour des ballons d'eau pour ce même scénario, ou dans un périmètre de 201 mètres en cas d'explosion interne des fours. Des barrières de sécurité sont prévues afin de réduire la probabilité d'occurrence de ces effets, tout comme sont prévues des mesures de maîtrise des risques (MMR) potentielles. Aussi, il importe que ces différentes barrières et mesures soient régulièrement vérifiées, testées et maintenues en état de fonctionnement afin de garantir la protection des riverains.
L'annexe 6 de l'étude des dangers présente les besoins en rétention des eaux d'extinction d'incendie en fonction des différents scénarios identifiés. Néanmoins, il aurait été intéressant de pouvoir disposer des plans permettant de localiser la ou les zones de rétention associée(s) à chaque scénario, ainsi que les réseaux concernés.
Bien que les barrières de sécurité et MMR potentielles permettent de rendre les scénarios l’origine d'incendie extrêmement peu probables, l'analyse de la toxicité des fumées engendrées, leur dispersion atmosphérique dans les conditions les plus défavorables et leur impact, en particulier sur les populations voisines, ne sont pas présentés.
Contribution n°14 (Web)
Déposée le 18 mai 2026 à 18h50
Cependant, sachant cela, il a été développé tout un nouvel habitat sur les terrains avoisinants, précédemment beaucoup moins peuplés.
Je trouve normal que Toulouse ait l'incinérateur sur sa commune et non "refilé" à une autre commune -moins puissante- de la métropole, mais anormal et amoral de ne pas savoir résister à bâtir tout autour.
La commune de Toulouse, comme toutes les autres communes, doit/devrait avoir des zones exemptes de bâti, sinon cela renforce l'impression que la ville appartiendrait à un petit cénacle.
Contribution n°13 (Web)
Déposée le 15 mai 2026 à 15h02
Réponse apportée
Bonjour,
Merci pour votre contribution.
Le document auquel vous faites référence reprend le résultat des études de dimensionnement de l'UVE issu des prospectives réalisées sur la base des évolutions probables des gisements et de la population.
Ils prennent également en compte les échanges et les contributions reçues lors de la concertation préalable.
Vous retrouverez le détail des hypothèses et des choix de Decoset dans le "rapport du maitre d'ouvrage à l'issue de la concertation préalable" (§ 3.4 pages 102 à 118) dont les principes étaient les suivants :
-Hypothèses haute et centrale d'évolution de la population selon l'INSEE également reprises dans les documents de prospectives du territoire
-Scénario 2 (prévention renforcée) d'évolution des tonnages d'OMR produits par habitant, prenant en compte les objectifs des Programmes Locaux de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA), de la collecte des biodéchets, de l'extension des consignes de tri et de la mise en place de redevance incitative pour les adhérents de Decoset sauf Toulouse Métropole qui propose néanmoins une démarche incitative :
-Réduction du tout venant des déchèteries
-Réduction des tonnages produits par les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale voisines de Decoset
-Réduction des tonnages des Déchets d'Activités Economiques (DAE) selon l'objectif de valorisation retenu dans le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD)
-Les déchets des collectivités hors du département ne sont pas prises en compte pour le dimensionnement
-Prise en compte des Déchets d'Activité de Soins à Risque Infectieux (DASRI) à hauteur de 6 000 t/an
Tous les ratios et chiffres présentés dans le rapport permettent de reconstituer le tableau auquel vous faites référence.
Contribution n°12 (Web)
Déposée le 15 mai 2026 à 12h03
Réponse apportée
Bonjour,
Merci pour votre quetion.
Les mâchefers produits par l'UVE seront acheminés au fur et à mesure, pour être maturés puis valorisés, vers l’IME (Installation de Maturation et d’Elaboration de graves de mâchefers) située sur la commune de Muret.
Contribution n°11 (Web)
Déposée le 5 mai 2026 à 16h58
Réponse apportée
Bonjour,
Merci pour votre question.
Concernant l'indépendance des études, le DDAE sur le projet de nouvelle UVE comprend une étude sanitaire réalisée par un bureau d'études indépendant, Ispira (document B4). Cette étude tient compte de la présence des riverains, notamment des habitations et établissements scolaires. Ces éléments sont en effet intégrés dans les modélisations réalisées (distance, temps passé).
Cette étude est de plus instruite par les services de l'Etat.
Cette étude est réalisée dans le cadre du projet pour garantir le respect des normes fixées par la réglementation en vigueur. Elle est établie selon la méthodologie définie par les guides nationaux, elle tient compte de l'état actuel de l'environnement et des émissions prévues de la future installation. Les résultats ont abouti à la conclusion que les concentrations de polluants seront significativement inférieures aux valeurs toxicologiques de références (au moins 25 fois inférieures).
Concernant la qualité de l'air au niveau du collège St Simon et de l'école Georges Bastide en lien avec le fonctionnement de l'UVE actuelle, suite aux demandes des associations des parents d'élèves lors de la concertation, Decoset a missionné ATMO Occitanie (l'Observatoire agréé pour assurer la surveillance de la qualité de l’air sur le territoire de la région Occitanie ) pour disposer pendant plusieurs semaines des stations mobiles d'analyses de la qualité de l'air dans l'enceintes du collège Saint-Simon en 2024 et de l'école primaire Georges Bastide en 2025.
Les résultats de ces deux campagnes de mesure montrent des concentrations dans l'air comparables à celles du reste de l'environnement urbain dans lequel il s'inscrit. Ces résultats sont consultables en ligne :
> école Georges Bastide >https://www.atmo-occitanie.org/evaluation-de-la-qualite-de-lair-dans-lenvironnement-de-la-setmi-campagne-lecole-georges-bastide
> collège Saint Simon > https://www.atmo-occitanie.org/incinerateur-du-mirail-toulouse-evaluation-de-la-qualite-de-lair-campagne-au-college-saint-simon
Contribution n°10 (Web)
Déposée le 4 mai 2026 à 12h55
Je suis bien évidement opposé à ce projet car à ce stade ce n'est qu'une continuité à réaliser les choses dans le mauvais sens et nuire à la mise en place d'actions urgentes.
Par ailleurs, la formulation de "valorisation énergétique" est trompeuse. Avant toutes choses il faut :
1 Réduire les déchets et la surconsommation d'énergies. A ce jour, rien ou très très peu est entrepris par la Métropole. Quelques exemples ? 1- Usage "confidentiel" des collecteurs de biodéchets qui en plus ont été implantés plusieurs mois après la deadline d'installation légale. 2 - Collectes de déchets ménagers et de tri souillant les rues, maltraitant les matériels, pas d'éco-conduites ce qui entraine à la fois un gaspillage d'énergie mais aussi des pollutions qu'elles soient de l'air, des sols ou mêmes sonores. 3 - La modification de la collecte des Déchets Verts était nécessaire mais le résultat est bien pire. Chaque camion a été remplacé par des dizaines de voiture, du temps perdu... Un autre modèle est possible !
2 - Ré-employer
3 - Recycler
4 - Détruire en ultime recours, ce que vous appelez "valorisation énergétique"... On aura aussi moins besoin d'énergie si les 3 étapes précédentes sont réalisées.
C'est donc NON à ce projet à l'état d'esprit ultra conservateur sur un modèle climaticide comme si les alarmes et solutions n'étaient pas légions depuis le Club de Rome.
Réponse apportée
Bonjour,
Merci pour votre contribution.
Vous soulevez des enjeux importants notamment la réduction des déchets, le réemploi et le recyclage qui constituent en effet des priorités dans les politiques publiques actuelles.
Evoneo, en tant que délégataire et exploitant, s'inscrit dans le cadre des orientations fixées par Decoset.
Sur ce point, il est important de préciser que le projet de nouvelle UVE ne se substitue donc pas à ces démarches.
En outre Decoset a dimensionné l'UVE en tenant compte des évolutions des pratiques (prévention, tri à la source ..) et de l'évolution de la population du Territoire.
La hiérarchie des modes de traitement des déchets est bien celle que vous mentionnez :
0- éviter 1- réemployer 2- recycler 3- Traiter autrement les déchets non recyclables, notamment via la valorisation énergétique 4- Éliminer (enfouir)
Concernant les politiques de prévention mises en oeuvre par Decoset :
Dans le cadre de son schéma stratégique 2023‑2040, Decoset a impulsé un travail de mise en cohérence et de coordination des politiques de prévention des déchets des EPCI adhérents, sans se substituer à leurs compétences propres. Une Charte de réduction des déchets initiée par Decoset, a été signée en 2025 par les 8 EPCI et Decoset, qui s'engagent sur une trajectoire de réduction des Déchets Ménagers et Assimilés de -20% entre 2010 et 2030. Cette réduction va au-delà des -15% fixés par la loi AGEC.
Concernant spécifiquement la politique de la Métropole en matière de biodéchets :
Toulouse Métropole a engagé le déploiement des bornes de collecte des déchets alimentaires et indique qu'il est en phase de généralisation. Après une période d’expérimentation entre 2023 et 2024, le déploiement à grande échelle a démarré en mai 2025 sur l’ensemble du territoire métropolitain, avec environ 300 bornes installées à ce jour.
Concernant l'adéquation du projet :
Malgré les efforts engagés et à venir en matière de prévention et de tri des déchets, il subsiste une part de déchets qui ne sont pas ou ne peuvent pas être recyclés. L'UVE permet de valoriser (point 3) cette part des déchets, et ainsi d'éviter leur enfouissement (4).
Le projet de nouvelle UVE de Toulouse vise à adapter l'équipement à cette réalité avec notamment une capacité réduite par rapport à l'installation actuelle (baisse de 27%).
Concernant la notion de "valorisation énergétique", elle correspond au fait que l'énergie issue du traitement des déchets est récupérée et utilisée localement notamment pour alimenter des réseaux de chaleur, produire de l'électricité et ainsi limiter le recours à des énergies fossiles.